Située en Afrique Occidentale la Guinée
Bissau est limitée au nord par le Sénégal,
au sud et à l’est par la république de Guinée
et à l’ouest pat l’océan atlantique.
Elle couvre une superficie : 36.125 km2. Elle comprend 2 parties
: une partie continentale et une partie insulaire. Son climat:
est de type tropical-humide. Sa population est estimée
à 1.358.525 habitants.
Le paludisme en Guinée Bissau
Le paludisme constitue un problème de santé
publique Guinée Bissau. En période de transmission,
il représente la première cause de consultation.
Maladie endémique, les parasites les plus frequents sont
: P.falciparum, P.malariae, P. ovale. Les vecteurs
les plus frequents sont A. Gambiae, A.funestus, A.melas. Chez
les enfants de moins de cinq ans, il s’agit de la première
cause de morbidité et mortalité. Il représente
67,6% des cas et 64,8% des décès, 68,6% de consultations
dans les centres de santé, 15,5% letalité hospitaliere.
Le PNLP en Guinée Bissau
La politique de traitement est basée en première
intention sur la chloroquine, en 2ème ligne sur la SP et
la quinine étant réservée aux formes graves.
La chimioprophylaxie chez la femme se fait chez la femme enceinte
à base de 300 mg de chloroquine par semaine. 45% des femmes
enceintes déclarent suivre cette prévention mais
seuls 23% la suivent correctement. 63% des familles possèdent
une moustiquaire. 57% des enfants de moins de 5 ans et 61% des
femmes enceintes dorment sous une moustiquaire. Toutefois seuls
4.4 % et 8.8% des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes
respectivement dorment sous une moustiquaire imprégnée
d’insecticide.
- Trois sites sentinelles ont été crées en
2001 à Bissau, Cacheu et Gabú.Une évaluation
d’éfficacité a été faite sur
la chloroquine en 2001 et a montré des taux d’échecs
thérapeutiques de:
• 5,9% Bissau
• 7,7% Cacheu
• 12,8% Gabú
Le Test d’efficacité Thérapeutique
(TET) 2003-2004 sur 3 bras : Chloroquine, Amodiaquine, Sulphadoxine-Pyrimethamine
a montré une augmentation de la chimiorésistance
à la chloroquine avec 25% à Canchungo.
Une conférence de consensus s'est tenue en juillet 2005
en vue d’un changement de politique de traitement antipaludique
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