La République Islamique de Mauritanie est
située en Afrique de l’Ouest. Sa superficie est de
1 030 000 km2. Elle est limitée au nord par le Sahara Occidental
et l’Algérie, au Sud par le Sénégal
et le Mali, à l’Est par le Mali et à l’Ouest
par l’Océan Atlantique.
On note trois grandes régions géo-écologiques
: Au Nord, le désert du Sahara avec un climat de type désertique,
au centre une zone sahélo-saharienne et au Sud, la vallée
du fleuve Sénégal caractérisée par
un climat Soudano-sahélien. La population est estimée
à 2 730 000 habitants soit une densité de 2 habitants
au km2. Cependant la plus grande partie de cette population est
regroupée dans les régions centre et sud.
Le paludisme en Mauritanie
Le paludisme constitue un problème de santé
publique en Mauritanie. En période de transmission, il
représente la première cause de consultation notamment
dans les régions de la vallée du fleuve Sénégal.
Cette transmission est saisonnière courte allant de Septembre
à Novembre. Du fait de la faible prémunition, toute
la population est exposée au risque de l’infection.
Les données statistiques du PNLP disponibles montrent une
augmentation des cas de Paludisme au cours des dernières
années avec plus de 300 000 cas déclarés
pour l’année 2003.
Malheureusement, le système de recueil de données
peu performant n’a pas permis d’obtenir des résultats
sur la létalité palustre ainsi que son impact sur
la grossesse.
La Mauritanie a souscrit au programme RBM ainsi qu’à
la déclaration d’Abuja en 2000. Sa politique médicamenteuse
actuelle est basée sur l’utilisation de la Chloroquine
en première intention, la SP en deuxième intention
et la quinine dans les formes graves.
Le PNLP en Mauritanie
Conformément aux objectifs d’Abuja,
le PNLP de la Mauritanie a mis en place une politique et des stratégies
de lutte contre le paludisme basées sur le renforcement
de l’accès à des soins rapides et efficaces
l’amélioration de l’utilisation des mesures
préventives, en particulier les Moustiquaires imprégnées
et la chimioprophylaxie, la prévision, la prévention,
la détection précoce et la lutte contre les épidémies
de paludisme, le renforcement du partenariat (Privé, Bailleurs,
ONGs,…), la formation des professionnels de la santé
et des agents communautaires sur la prise en charge des cas de
paludisme, la surveillance épidémiologique intégrée,
les activités promotionnelles (IEC) et la recherche opérationnelle.
Le PNLP compte cinq sites sentinelles au niveau desquels sont
menées les activités de recherche. Les études
ont montré des insuffisances particulièrement au
niveau de la taille des échantillons.
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