Situé à l'extrême Ouest de
l'Afrique, le Sénégal partage ses frontières
avec l'Océan Atlantique à l'Ouest, la Mauritanie
au Nord, le Mali à l'Est, les deux Guinées (Bissau
et Conakry) au Sud, et la Gambie (enclavée dans la partie
semi-méridionale).
La population du Sénégal est estimée à
10 millions d'habitants (recensement 2003).
Le Sénégal connaît des difficultés
économique qui se traduisent entre autres par un indice
de développement humain (IDH ) qui le classe au 155 ème
rang mondial sur 174 pays selon le classement du Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD).
L'un des pays les plus stables de l'Afrique, le Sénégal
a pu s’engager dans des réformes structurelles et
sectorielles importantes depuis 1995. Au plan national, la volonté
politique se traduit par une série de mesures tendant toutes
à une meilleure décentralisation du secteur de la
santé de façon à rendre accessibles les services
socio sanitaires de base à toute la population quelque
soit son niveau économique.
Ainsi, l’État a mis en œuvre un Programme de
lutte contre la pauvreté (PLP), base de ses programmes
en santé et en éducation.
Le paludisme au Sénégal
Au Sénégal le paludisme représente
35 % des motifs de consultations et consitue la première
cause de morbidité et de mortalité avec environ
8000 décès par an dans les structures sanitaires.
Plus d’un décès sur 4 chez les enfants de
1 à 5 ans est dû au Paludisme. Les vecteurs du complexe
Anopheles gambiae et Anopheles funestus sont
les espèces majoritairement retrouvées.
Le PNLP au Sénégal
Le Programme National de Lutte contre le Paludisme
mis en place en 1995 vise à prévenir la mortalité,
à réduire la morbidité, notamment chez les
enfants de 0 à 5 ans et chez les femmes enceintes atténuant
ainsi les graves pertes sociales et économiques qui en
résultent.
Depuis 1987, des sites sentinelles de surveillance
mis en place ont permis de rassembler des données de base
permettant de suivre l’évolution de la sensibilité
de P. falciparum.
Face à l’extension de la chloroquinorésistance
(plus de la moitié des 11 sites sentinelles de surveillance
ont montré des taux d’échecs thérapeutiques
supérieurs à 25 %), une conférence nationale
de consensus en juin 2003 à Dakar sur la politique de traitement
antipaludique a adopté la bi thérapie dans le traitement
des cas simples et le traitement préventif intermittent
chez la femme enceinte. L’association d’amodiaquine
(AQ) plus sulfadoxine-pyriméthamine (SP) a été
adoptée provisoirement et le passage vers l’association
artésunate + amodiaquine se fera à partir de janvier
2006. La quinine reste réservée aux cas graves.
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